Le Sénat a rejeté l’euthanasie !
Le 28 janvier 2026, le Sénat s’est prononcé en 1ère lecture sur les deux propositions de loi relatives à la fin de vie : soins palliatifs et « assistance médicale à mourir » (euthanasie / suicide assisté). Lors de ce vote, la Chambre haute a adopté le texte relatif aux soins palliatifs mais a rejeté celui concernant l’euthanasie.
L’engagement d’Un Gros Risque En Plus porte sur l’exclusion explicite des personnes porteuses de déficience intellectuelle du dispositif euthanasique. Pour cela trois amendements ont été déposés en séance.
Au cours de ces débats, les sénateurs ont adopté un texte qui ne mentionne plus le geste létal. La proposition de loi parle désormais dans son article 2 d’un « droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance ». En l’absence de reconnaissance du principe d’ « assistance médicale à mourir », la grande majorité des amendements déposés sont tombés, c’est-à-dire qu’ils n’ont été ni discutés ni soumis au vote, car concernaient « l’assistance médicale à mourir ».
Chronologiquement, l’article 4 de la proposition de loi a été examiné en priorité. Il concernait les conditions d’accès à la mort administrée. Les sénateurs ne l’ont pas adopté. Conséquemment, l’article 2 relatif au principe même de « l’assistance médicale à mourir » a été totalement réécrit en ne mentionnant plus le geste létal. Ainsi en a-t-il été de l’ensemble du texte de loi.
Finalement, le 28 janvier lors du vote solennel, les sénateurs ont rejeté la proposition de loi relative à l’euthanasie. La navette parlementaire doit poursuivre son cours. Ainsi, c’est le texte tel qu’il était issu des débats devant l’Assemblée nationale qui sera étudié en deuxième lecture devant la Chambre basse. La Commission des affaires sociales du Sénat examinera la proposition de loi à partir du 4 février. Les débats en séance sont prévus à compter du 16 février prochain pour un vote solennel fixé au 24 février.